Mayonnaise
  • Éditeur québécois

Gabriel Rivages mêle ici son destin à celui de Richard Brautigan. Il part à la rencontre de l’écrivain qui a changé sa vie. Sur les traces de celui qu’on a surnommé le dernier des beatniks, Rivages arpente à nouveau la côte ouest américaine. On passe par l’Oregon où Brautigan a grandi et par San Francisco où il devient écrivain. On croise aussi la grande et la petite histoire. Dans l’Amérique des sixties, Janis Joplin chante Mercedes Benz et offre son écharpe au futur auteur de La pêche à la truite en Amérique. Celui qui vendait ses poèmes au coin des rues dans Haight-Ashbury et North Beach devient célèbre. Pendant des années la poésie le sauve. Brautigan se tire une balle dans la tête en octobre 1984 dans sa maison de Bolinas. Les histoires de Brautigan ont toujours une fin étonnante. Mayonnaise est le deuxième roman de la trilogie 1984, qui traverse le vingtième siècle sur les traces de trois figures américaines. Le premier, Hongrie-Hollywood Express, paru en 2011, se construisait autour de la vie de Johnny Weissmuller, athlète et premier interprète de Tarzan au cinéma. Pomme S, le troisième, mettra en scène Steve Jobs, l’homme d’Apple, et portera sur la révolution informatique. « ...vous devriez essayer Hongrie-Hollywood Express, un petit roman d’Éric Plamondon (Le Quartanier), une vraie-fausse biographie de Johnny Weissmuller. Réjouissant. » — Pierre Foglia, La Presse, 3 nov. 2011 « Il est assez difficile de dire ce qui fait le génie de ce roman. Il y a Weissmuller bien sûr et cette fascination immédiate qu’exerce sur le lecteur ce tableau amusé et sinistre d’une décadence individuelle, ce passage de l’Hollywood flamboyant à l’oubli (l’homme est gros). Par delà cette dimension, l’intérêt immense de Hongrie-Hollywood Express tient dans la légèreté de sa composition, dans son écriture aérienne et poétique sur chaque mot. [...] Hongrie-Hollywood Express est une merveille qui mériterait de s’écouler par wagons. Une partie des droits irait à Tarzan et à ses héritiers. L’autre irait au financement de la fondation Plamondon et droit à l’écriture de ses deux tomes suivants qu’on attend avec la plus grande impatience curieuse. Caribou, pépite d’or. » ***** — Benjamin Berton, Fluctuat, 30 nov. 2011