Révolution à Laval
  • Éditeur québécois

Roméo Urbain, premier magistrat de Mascouche, entre dans son salon en vociférant, blasphémant et vitupérant le pepeup’. L’ambitieuse Mercédès persuade son poltron de mari qu’ils peuvent voir grand et, avec l’aide du Chevalier Colon, dégommer l’inamovible potentat de Laval. Exit le maire Veilleux, assailli dans les toilettes du somptueux château Bouffard. À la cour de Roméo maire et de sa first lady défilent journaleux, mafieux, promoteux et entrepreneux. Le coffre-fort ne ferme plus, la sacoche déborde.
Guillaume Lagarde pastiche la manière d’Alfred Jarry pour charger à coups de répliques bouffonnes la corruption érigée en système, le narcissisme des élus et l’indécente amnésie des citoyens. Le rire est aux premières loges : rire gras de l’appétit gargantuesque d’argent, de gloire et de pouvoir ; rire jaune de l’apathie généralisée, ressort d’un malaise universel. La descendance de Père et Mère Ubu est assurément prolifique.

Table des matières

Table des matières
Révolution à Laval 1
PREMIÈRE PARTIE : Ce que femme veut 11
Scène 1 13
Scène 2 18
INTERMÈDE MUSICAL ET DIAPORAMIQUE 21
DEUXIÈME PARTIE : Y en aura pas de faciles 23
Scène 1 25
Scène 2 28
Scène 3 35
Scène 4 39
INTERMÈDE MUSICAL ET DIAPORAMIQUE 47
TROISIÈME PARTIE : Ce que l’homme peut 49
Scène 1 51
Scène 2 55
Scène 3 59
Scène 4 68
INTERMÈDE MUSICAL ET DIAPORAMIQUE 73
QUATRIÈME PARTIE : Le bout d’la marde 75
Scène 1 77
Scène 2 82
Scène 3 92
Scène 4 100
Table des matières 105