Le cauchemar de l'intimidation
  • Éditeur québécois

25 décembre 2004 — Dans les chaumières du Québec, on célèbre la fête de Noël dans la joie. Cependant, pour une famille de la Montérégie, un drame se prépare. Nicolas Vandal, un adolescent de 15 ans, se sent déprimé. Il a passé une année scolaire infernale. Peu de gens sont vraiment au courant du calvaire qu’il vit. Voyant que tous les membres de sa famille s’amusent, il décide de se secouer et de prendre part à la fête. Fragile, mais plein de bonnes intentions, il invite l’une de ses sœurs à danser avec lui. Elle refuse. Jusque-là, il n’y a rien de très dramatique. Une friction comme il en survient dans toutes les familles. Mais l’adolescent, blessé, se rend à la cuisine. Il est seul et avale tout le contenu d’un flacon de médicaments qui ne doivent être pris qu’à très petites doses. Il a décidé de mourir, d’en finir avec sa vie cauchemardesque. Pourquoi ne vient-on pas à son secours? Adolescent renfermé, Nicolas a toujours dissimulé la vérité. Sa famille ignore à quel point il est moralement détruit par l’intimidation dont il est victime à l’école. Nicolas Vandal boite; un problème d’élocution et un trouble de l’attention lui nuisent. Ça n’en prenait pas plus pour qu’il devienne le souffre-douleur des élèves de son école. Presque chaque jour, on l’insulte, on lui assène des coups, on se moque de sa différence et, surtout, on le méprise en lui soulignant à quel point il ne vaut rien. S’il y a un problème auquel bon nombre de jeunes sont confrontés c’est bien celui de l’intimidation. Sans fausse pudeur Nicolas Vandal nous raconte son histoire et l’enfer qu’il a vécu sans oser en parler à qui que ce soit. Le conseil qu’il voudrait donner aux jeunes est de ne pas s’en cacher, souffrir d’intimidation n’est ni une tare ni une maladie et dès que l’on est victime d’intimidation, il ne faut surtout pas hésiter et en parler afin d’arrêter l’hémorragie le plus rapidement possible. N’oubliez pas : Nicolas a failli en mourir.