Les Suspendu(e)s

Êtes-vous un(e) suspendu(e) ? Qui sont ces hommes et ces femmes qui ont su désobéir pour défendre leurs utopies de justice et de fraternité ?Notre époque est à la fois tragique et sublime… Tragique car nous affrontons une série de défis : écologie, violence, déroute politique, lobbying mortifère, absence d’idéal. Sublime car nous avons une nouvelle fois un rôle à jouer, une liberté à exercer, l’opportunité de nous accomplir individuellement et collectivement. À travers l’étude d’expériences scientifiques (Milgram, XTreme…), l’analyse des mouvements de résistance et les révolutions, l’auteure tente de comprendre pourquoi l’être humain se soumet si aveuglément à l’autorité et au conformisme. Elle décrypte ce qui fait la force de ceux qui se sont battus pour des utopies, devenues nos évidences contemporaines.Et si l’engagement était une invitation à la joie ? Et si les burnout, la peur et le besoin de sens, étaient les symptômes d’un renoncement à soi, à ses valeurs ? Nous vivons une période qui nous tend les pires pièges, elle nous donne aussi l’occasion unique d’accomplir notre utopie d’être, entre projet personnel et destin collectif.Un ouvrage s'interroge : Que voulons-nous faire de « notre vivant » ? L’histoire de l’humanité est suspendue à cette question, notre accomplissement également.EXTRAITC’était le matin du 13 novembre, je ne saurais expliquer ce qui m’a étrangement rendu fébrile et tellement en colère, cela a forcément un sens… C’est pourquoi j’ai voulu remettre ce premier texte brut ici. Ce même vendredi de novembre, le soir, l’inimaginable est arrivé, les attentats en plein Paris. J’ai été sidérée comme beaucoup, touchée de près. En sortant de la sidération, j’étais décidée à me saisir de cette chance d’être en vie. La fille d’une amie très chère est morte ce soir-là, lumineuse, pleine d’amour, une jeune femme rare. Je me suis promis d’honorer sa vie, d’honorer la vie. Je me suis radicalisée un peu plus. Radicalisée en faveur de l’essentiel. Si nous devions continuer à « être en terrasse », sortir, boire, danser, sourire, malgré le deuil, sans craindre le (auto) jugement d’indécence. Alors plus que jamais, nous devrions continuer à défendre nos idéaux, malgré la tristesse, sans rien craindre, sans douter de la légitimité de le faire. Quel sens peut avoir la vie si on ne la défend pas pour nos enfants ? Si on ne contribue pas à ses meilleurs côtés ? Nous tenir debout. Honorer notre humanité.Dans cette chance de vie qui nous est donnée, dans le temps qui nous est imparti, qui voulons-nous être ? Toutes les explorations de ce livre mènent à une seule et même question radicale : que vais-je faire « de mon vivant » ?À PROPOS DE L'AUTEURDepuis 2001 Sandrine Roudaut se consacre à l’émergence d’un monde soutenable et désirable, en entreprise et dans la société civile. Chercheuse et semeuse d’utopies elle est entrepreneuse et conférencière. Elle s’inspire de la prospective, la philosophie, le design, la communication, la danse et la méditation. Sa quête : concilier économie, écologie, humanisme et accomplissement personnel.