Antoine Vitez, le devoir de traduire

En juillet 1994, le Festival d’Avignon rendit hommage à l’œuvre d’Antoine Vitez. Une demi journée d’étude (l’après-midi du 18 juillet) fut consacrée à sa pratique traductive. Il s’agissait à la fois d’évoquer l’importance que Vitez accordait à la traduction, son goût et sa passion des langues, son intérêt spécifique pour les domaines russe, hellénique et allemand. La qualité des communications présentées ce jour-là – interventions, témoignages, analyses – fit alors l’objet d’une publication.

Vingt ans plus tard, la pensée du grand metteur en scène continue de résonner : dans cette édition revue et augmentée, la traduction de théâtre s’interroge, se scrute, s’analyse, et son enjeu, saisir le geste qui institue l’œuvre et commande la parole théâtrale, s’impose. Comme disait alors Antoine Vitez : “Traduire, c’est mettre en scène.”

Table des matières

Table des matières
Couverture 1
Présentation 3
Antoine Vitez, le devoir de traduire 5
Introduction, par Laurent Muhleisen 7
Présentation, par Jean-Michel Déprats 11
Le devoir de traduire, par Georges Banu, François Rey, Alain Girault et Antoine Vitez 19
Aujourd’hui, je traduis du grec, par Georges Banu 36
Notes de service de Chaillot et du Français, par Antoine Vitez 46
Vitez et la langue russe, par Léon Robel 51
La fuite / La course, par Antoine Vitez 70
Sur/Sous-traduction, par Antoine Vitez 72
Une heureuse rencontre, par Chrysa Prokopaki 75
Notes sur l’Électre de Sophocle, par Antoine Vitez 86
Traduire, c’est mettre en scène, par Henri Meschonnic 106
Antoine Vitez et l’esprit de traduction, par Éloi Recoing 145
Annexes : l’esprit de la traduction aujourd’hui à la Maison Antoine-Vitez 153
Pour une poétique de la traduction théâtrale, par Jean-Louis Besson 155
Traduire Shakespeare, par Jean-Michel Déprats 170