Quand le masque tombe

À mi-chemin entre introspection et extériorisation, où chaque mot trouve sa place, celle qui leur est accordée, celle qui leur revient de droit.Des émotions douces, fragiles, douloureuses ou violentes, qui se mélangent, s’assemblent ou se confrontent.J’ai plongé dans l’océan brûlant de mes émotions, laissant leur puissance me consumer et leur poids me noyer. Je me suis livrée, sans détours ni secrets, remplie de doutes et d’incertitudes pour leur accorder la liberté.Jetez-vous avec moi dans les profondeurs ardentes de ces sensations qui nous rendent vivants.Expérimentez, ressentez, et souvenez-vous : plus que les sentiments qui perdurent, les émotions, bien que fugaces, nous marquent à vie.EXTRAITElle ne porte plus que du noir, tu sais c'est la couleur de la tristesse, c'est bien connu. Elle est en deuil de toi. Oui, c'est certainement ça, sauf que c'est elle qui paraît morte.À PROPOS DE L'AUTEURClara Rewak : D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours écrit. Je n’ai jamais été très douée pour parler, m’exprimer à voix haute. J’étais trop franche, trop agressive, et mon entourage trouvait que j’employais les mots à déraison. Comment leur faire comprendre alors que les mots que j’avais soigneusement choisis pour communiquer avec eux n’étaient pas nés d’une folie, mais bien de ce que je souhaitais transmettre ? Me sentant incomprise, j’ai trouvé refuge auprès du papier et de l’encre que je pouvais coucher dessus. Ici, mes mots seraient en sécurité, personne ne pourrait me les voler, me juger, ou me retirer le droit de m’exprimer. Ecrire était devenu une échappatoire, lorsque j’avais l’impression d’étouffer. Je pouvais évacuer tout ce que je contenais, me libérer du poids de mes émotions. J’avais trouvé en l’écriture un exutoire parfait qui me permettait d’aller de l’avant sans m’effondrer. Et avec le temps, j’ai réalisé une véritable introspection. Ecrire m’aidait à mettre des mots sur ce que je ne parvenais pas moi-même à comprendre. Je me suis mise à fouiller plus profondément à l’intérieur de moi, pour extérioriser ce reflux constant d’émotions, les décortiquer, les envisager dans leur intégralité. J’ai pu me confronter à mes plus grandes peurs, faire face à ce côté de moi que je haïssais. J’ai compris qu’écrire n’était pas un frein qui me coupait de l’extérieur, mais plutôt une passerelle qui ferait le lien entre moi et le monde que j’appréhendais. Alors j’écris tant que je peux, parce qu’écrire me donne l’impression d’être libre.