Astacus Astacus

Recueil de nouvelles

Livre numérique

Astacus Astacus

Un recueil de nouvelles d'où ne reste que l'essence même du récit.Astacus ou comment dynamiter la carapace du temps.Quant à la raison, c’est peu d’écrire qu’elle est d’emblée mise à mal : La véritable énigme, n’est-ce pas le rationnel ?Dans ce recueil de nouvelles G. Richardot dynamite, il gomme ce qui reste, il estompe les derniers contours, ne conservant du récit qu’une trame rognée jusqu’à l’os, libérée jusqu’à l’émerveillement.Les repères temporels se trouvant explosés, tout peut advenir... Les états psychologiques deviennent des instants d’existence, flottant comme icebergs séparés par le réchauffement climatique (de fait, l’Apocalypse n’est jamais loin).Si les outils traditionnels du narratif subissent ici un gommage troublant, l’écriture réunifie le tout, donne son armature au texte ; sa tenue reconstitue et livre des splendeurs roboratives...Et le merveilleux s’agence au coeur de la construction architecturale, musicale du recueil.Yves Ughes.Poète-essayiste / Extrait du prologueLaissez-vous porter par ces 13 nouvelles à la narration surprenante, mais dont l'écriture et les textes offrent une grande unité au recueil.EXTRAIT DE Keep outÀ cette époque, que – mon récit devant éclairer le paradoxe – je dirai à la fois récente et ancienne, je vivais sans conflits mon personnage d’amazone jeune et libre d’attaches. À défaut de me passionner, le travail occupait convenablement le temps dû à l’activité. Mon deux-pièces d’un quartier tranquille m’épousait douillettement, tel un vêtement de tous les jours s’étant fait à vos exactes mesures. De mes meubles je ne mentionnerai que le rocking-chair, où je m’installais à contre-jour pour recevoir un garçon avec qui bavarder en sirotant un verre, jusqu’à ce que, pour peu qu’il m’en donnât l’envie, nous fassions l’amour. Et le lit. Quand m’avait quittée mon partenaire, titulaire ou de simple passade, quelle seconde délectation, découlant de la première mais autrement subtile, de m’y blottir, drap sous le menton ! Sans être la beauté conventionnelle, j’attirais les hommes : ils appréciaient mon côté sauvageonne et une spontanéité les maintenant en alerte. Payer un juste écot à la sociabilité, et, moins parcimonieusement, au sexe, rêvasser, dormir : cette vie, pouvant paraître monotone, je m’en accommodais dans le présent, prête à l’infléchir sitôt que j’en déciderais. À PROPOS DE L'AUTEURGeorges Richardot est né à Epinal (Vosges), en l’an… (là, tout en bas du menu déroulant). De longue date a élu résidence à Vence (Alpes-Maritimes). Parrainé dans ses débuts (roman, poésie) par Raymond Queneau.